Voilà pourquoi j'ai sécher un des cours du stage de flamenco cette semaine (non pas que ce stage me deplait, au contraire, mais pour cette fois j'avais une occupation qui valait beaucoup + le coup ^^).... mais quoi donc ? Qu'est-ce qui m'a tenu eveiller dans la nuit de Mardi à Mercredi jusqu'à 7H du mat ??
La dernière bio sur Marlon Brando s'intitulant "Les derniers secrets" de Darwin Porter aux éditions "Nouveau Monde". Sur ce coup je préferais mille fois lire une vie exemplaire (^^), celle du plus grand acteur de tout les temps plutôt que d'améliorer mon jeu de jambes.
Mais cette biographie parle t'elle uniquement de son parcours artistique ?? Pas seulement, ce n'est d'ailleurs pas le sujet principal... En voici la préface :
"Voici la première biographie qui ose attaquer de front le grand secret de la vie de Marlon Brando : sa bisexualité. A l'écran, l'acteur a électrifié hommes et femmes pendant plusieurs décennies, parce qu'il incarnait une nature brute, hypersexuée, qui n'était pas un rôle de composition. Cette nature l'a conduit, dans la plus grande liberté et le plus grand désordre, à des liaisons par centaines, avec des hommes et des femmes de tous âges et de toutes positions sociales, incapables de lui résister comme de le rendre fidèle.
Parmi les épisodes les plus marquants d'une vie étourdissante, ses aventures avec James Dean, Montgomery Clift, ou encore un célèbre acteur français, une brève mais touchante liaison avec Edith Piaf, et, bien sûr, une histoire inattendue avec la seule femme à la hauteur de son mythe : Marilyn.
Cet ouvrage fouillé éclaire aussi ses engagements politiques (contre la ségrégation, auprès des Black Panthers, en faveur des Indiens...), ses drames familiaux (le suicide de sa fille...) et la façon dont Brando a "sabordé" une carrière qui ne l'interessait plus. A parcourir le carrousel de ses aventures, on mesure mieux le martyre qu'a été la fin de sa vie, marquée par une suite de malédictions proportionnelles aux grâces des débuts. Enfin, on découvre le véritable secret qui l'a détruit...
Chroniqueur cinéma dans un quotidien américain, Darwin Porter est l'auteur de plusieurs biographies consacrées à Humphrey Bogart, Audrey Hepburn, Howard Hugues. Pour écrire cet ouvrage, il a amassé pendant près de quarante ans des centaines de témoignanges de première main, recueillant les confidences inédites de légendes, amis et anciens amants de Marlon Brando, comme Tennesee Williams.
En voici quelques extraits "subtilement" selectionnés :
"Piscator informa à ses jeunes et chauds acteurs, en particulier Marlon et Carlo, que toutes les filles de la troupe étaient vierges et qu'il souhaitait qu'elles le restent. "Pas de grossesses indésirables" avait-il averti. Si l'un des membres de la distribution était surpris en train d'avoir des rapports sexuels avec l'une des jeunes actrices, il serait immédiatement renvoyé à New-York. Ce que Marlon et Carlo ignoraient à l'époque, c'était que Piscator avait décidé de dépuceler lui-même chacune de ses élèves, une par une, et ce avant le souffle du premier vent d'automne.
"D'accord Her Meister, répondit insolamment Marlon à son professeur. Der student vont obéir. Ja ja ja !".
Piscator ne condamnait pas les pratiques homosexuelles dans sa troupe et suggerait même à demi-mot aux jeunes comédiens de se soulager en se tournant les uns vers les autres plutôt que vers les filles..."
"Dans le théâtre, écoutant attentivement les halètements du public, se trouvait un certain Maynard Morris, un puissant agent de théâtre qui travaillait pour la plus grande agence de talents du monde, la MCA. Après la représentation, Maynard se rendit dans les coulisses pour féliciter Marlon et lui demander s'il voulait qu'il le représente et qu'il lui fasse passer des castings pour des spectacles de Broadway. Il fut surpris par l'indifference de Marlon ainsi que par sa réponse. "A vrai dire, ma priorité numéro 1 pour cet été, c'est de baiser et le plus souvent possible. J'ai un ami, Carlo Fiore, qui dit que je suis un acteur en état de perpetuelle erection..."
"A un moment, dans la pièce (la toute première de Brando), Mady (Christians, une actrice anglaise respectée) devait boire une tasse de café et dire qu'il était tellement bon qu'elle en voulait un deuxième. Avant le lever de rideau, Marlon versa une grande quantité de sel et de généreuse giclées de Tabasco dans la cafetière. Non seulement Mady but ce "filtre d'horreur", mais elle reussit egalement à boire la seconde tasse sans que le public ne se doute de quoi que ce soit. Marlon admira son professionnalisme sous la contrainte. Quand le rideau tomba, elle savait déjà qui était le coupable. Arrivée dans les coulisses, elle lui martela la poitrine de ses poings et le gifla à plusieurs reprises."
"Un ami que les Brando avaient rencontrer à Evanston assista un soir à la pièce, puit vint voir Marlon dans les coulisses. "La loge de Marlon était degueulasse. Il y avait même des serviettes hygiéniques qui trainaient, certaines avec du sang dessus. Marlon a commencé à me parler d'Evanston, puis il est parti chier en laissant la porte ouverte. Il s'est levé et il ne s'est même pas essuyé. J'ai été un peu étonné de voir qu'il portait une culotte de fille en dentelle (Brando utilisait les sous-vêtements de ses partenaires féminines quand les siens étaient sale)"
"Un soir, une jeune métisse se glissa dans les coulisses pendant que le vigile était aux toilettes. Elle menaca de perturber la représentation si Marlon ne lui donnait pas tout de suite les 200 dollars dont elle avait besoin pour se faire avorter. Comme Marlon n'avait pas d'argent, il fit la quête auprès de tous les acteurs et membres de l'équipe, et au bout du compte réussit à obtenir la somme necessaire.
Mady donna 20 dollars. "On devait l'envoyer à Hoboken, commenta t'elle. J'ai entendu dire que la mère de Franck Sinatra pouvait faire avorter n'importe qui"
La plus sérieuse des plaintes lancées contre Marlon par les autres comédiens concernait les choses qu'il faisait dans les coulisses tous les soirs en attendant la représentation. D'après eux, il se caressait puis montait sur scène avec une erection parfaitement discernable sous l'étroit pantalon de golf qu'il portait pour la pièce. Pensant qu'il s'agissait d'une histoire, Van Druten (le créateur de la pièce et amant de Brando à l'époque parmis tant d'autres) s'assit un soir dans le public pour regarder la représentation. L'érection de Marlon était parfaitement visible et cartaines femmes du public reprenaient leur souffle bruyamment.
Dans les coulisses, Van Druten réprimanda Marlon, lui disant que "cette protubérance risquait vraiment de distraire le public"
"Si tu ne veux pas que je monte avec la gaule, tu n'as qu'à me sucer tous les soirs"
"Marlon a continué de se caresser avant de monter sur scène, raconta Fiore. On entendait les femmes se pâmer dans le public. Je suppose que c'est un moyen ou un autre de devenir une star".
La morale de cette histoire (pas celle de Marlon^^) ? Il n'y en a pas vraiment, mais nous allons finir sur ces derniers mots, d'un fidèle ami et partenaire :
"Tu rate certes les cours. Mais tu te nourrit tout de même de la vie, en lisant celle d'un autre. Saisir toute la richesse de la vie est la tâche qui incombe à l'acteur, l'interpréter est sa difficulté, l'exprimer son engagement"